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energetic marathon runner celebrating victory

Ou : ce que le sport de haut niveau nous apprend sur la vraie performance !

Et si la façon dont on nous a appris à progresser était précisément ce qui nous freine — et nous épuise ? Depuis l’école, on nous aide à identifier nos manques et on nous répète de « travailler nos points faibles ». Les données, comme l’expérience du terrain, disent l’inverse. Décryptage d’un changement de logique qui, du tatami au comité de direction, fait toute la différence.

Un écart de 60 points, pour le même effort

Une étude reste la plus citée sur le sujet. En 2002, le Corporate Leadership Council a suivi près de 20 000 personnes dans 34 organisations pour mesurer une chose simple : qu’est-ce qui fait progresser la performance ? Le résultat est sans appel. Quand un responsable concentre son attention sur les forces de ses collaborateurs, la performance grimpe de +36 %. Quand il se focalise sur leurs faiblesses, elle chute de −27 %. Plus de soixante points d’écart — pour, au fond, la même quantité d’énergie dépensée.

Ce qu'il faut retenir

Miser sur ses forces ne veut pas dire ignorer ses faiblesses, mais les gérer autrement. Et le signe d'une vraie force n'est pas seulement que vous y êtes bon : c'est que vous en ressortez rechargé, pas vidé.

Pourtant, on a presque tous été entraînés à l’inverse. Une note rouge dans la marge, un bilan annuel qui s’attarde sur « les axes d’amélioration », une petite voix qui souffle qu’il faut combler ses lacunes avant de pouvoir avancer. On apprend très tôt à se définir par ce qui cloche plutôt que par ce qui fonctionne.

Ce que font vraiment les champions

Regardez les athlètes qui dominent aujourd’hui leur discipline — vous voyez sans peine de qui il s’agit. Aucun n’a bâti son règne en devenant « correct partout ». Ils ont identifié une signature, une arme, un registre dominant, et l’ont poussé jusqu’à un niveau que personne d’autre n’atteint. Puis ils ont organisé tout le reste — préparation, équipe, tactique — autour de cette force.

Leurs faiblesses ? Elles ne disparaissent pas. Mais elles ne sont jamais le centre du projet. On les contourne, on les compense, on s’entoure pour les couvrir. L’énergie va d’abord là où le talent est déjà présent, parce que c’est là que le retour sur investissement est maximal. Ce principe, longtemps réservé au sport de haut niveau, s’adapte remarquablement bien à notre quotidien — et plus encore à celles et ceux qui évoluent sous tension : en entreprise, à la tête d’une organisation, partout où l’exigence est élevée.

Ce que disent les données

D'après une étude d'envergure, misez sur vos forces : +36% de performance. S'acharner sur vos faiblesses : −27%.

Pourquoi ça marche : la mécanique cachée

L’idée n’est pas un slogan de pensée positive. On est plus dans les fondamentaux de la psychologique positive, du « growth mindset » (mentalité de croissance) et ACT (avec sa flexibilité cognitive). Elle repose sur des mécanismes concrets, largement observés et reproduits.

L'énergie et le flow

Dans une zone de force, on ne lutte pas contre la démotivation : l’élan est déjà là. On entre plus facilement dans cet état de concentration fluide que les chercheurs appellent le flow — ce moment où l’on performe avec un sentiment d’effort réduit. C’est l’inverse exact de l’épuisement qu’on ressent à s’acharner sur un terrain qui n’est pas le nôtre.

L'ancrage : on apprend plus vite là où on est fort

Nos compétences existantes servent de points d’accroche aux nouveaux apprentissages : on progresse plus vite là où l’on sait déjà quelque chose. À effort égal, une heure investie dans un talent produit davantage qu’une heure passée à colmater un trou.

Les bénéfices dépassent la performance brute : les travaux de Govindji et Linley (2007) associent l’usage régulier des forces à un meilleur bien-être et une plus grande confiance, et les données de Gallup montrent un engagement jusqu’à six fois supérieur chez ceux qui mobilisent leurs forces au quotidien.

Le contresens à éviter absolument

Il faut être clair, car c’est ici que beaucoup dérapent. Miser sur ses forces ne signifie pas ignorer ses faiblesses. Une faiblesse qui bloque réellement l’action doit être traitée. La vraie question n’est pas si l’on s’en occupe, mais comment.

Le regard de Vivre Présent

« La vraie question n'est pas « où suis-je bon ? », mais « qu'est-ce qui me rend à la fois performant et vivant ? » »
Nicolas Lecomte Guéziec

Contourner, neutraliser, déléguer

  • Contourner : utiliser une force pour accomplir autrement ce que la faiblesse rend difficile. La personne mal à l’aise à l’oral mais à l’aise à l’écrit qui structure son intervention par écrit avant de la porter.
  • Neutraliser : amener la faiblesse à un niveau simplement acceptable, sans viser l’excellence. « Assez bon » suffit largement sur ce qui n’est pas votre terrain.
  • Déléguer ou s’associer : confier à quelqu’un dont c’est précisément la force. Aucune équipe gagnante n’est faite de gens bons partout ; elle est faite de forces complémentaires.

Ignorer ses faiblesses serait une erreur. En faire le centre de gravité de son développement en est une autre, bien plus coûteuse.

Le vrai signe : l'énergie, pas seulement la performance

Il faut aller un cran plus loin que le chiffre. Car on peut être excellent dans une tâche qui nous vide. Performant, efficace, parfois même applaudi — et pourtant lessivé en sortant. Ce n’est pas une force : c’est une compétence acquise, payée au prix fort. Une vraie force, elle, a une signature reconnaissable entre toutes : elle vous donne de l’énergie au lieu de vous en prendre.

C’est toute la différence entre deux performances. Celle qu’on arrache en forçant — réelle, mais coûteuse, et qui finit tôt ou tard en épuisement. Et celle qui naît de l’alignement — durable, parce qu’elle se nourrit d’elle-même. Le +36 % n’a de valeur que s’il tient dans le temps. Et il ne tient que si, en avançant, vous vous rechargez au lieu de vous cramer.

La vraie question à se poser sur une activité n’est donc pas seulement « est-ce que je suis bon ? », mais « est-ce que j’en sors plus vivant, ou plus vidé ? ». Ce test de l’énergie est le plus fiable pour reconnaître une force sur laquelle bâtir — et c’est précisément le terrain de la performance durable, celle qui se cultive par le flow plutôt que par la contrainte. [lien vers le programme MSPE] . C’est là, entre exigence et bien-être, que se joue une performance qui ne s’épuise pas.

Par où commencer, concrètement

Le basculement tient en une question, à substituer à celle qu’on se pose par défaut. Plutôt que « Qu’est-ce qui ne va pas chez moi, et comment je le corrige ? », essayez : « Qu’est-ce qui fonctionne déjà, et comment je l’amplifie ? » Ce simple déplacement du regard change la façon dont vous allouez votre temps, votre énergie et votre attention.

Repérer, relier, répéter

  • Repérer : identifiez vos trois ou quatre forces dominantes — non pas ce que vous savez faire, mais ce qui vous donne de l’énergie quand vous le faites. Vous voyez ? Prenez 5 minutes pour faire cela.
  • Relier : pour un défi actuel, demandez-vous quelle force vous pourriez y appliquer plutôt que de l’aborder par la contrainte.
  • Répéter : faites-en une habitude hebdomadaire, jusqu’à ce que regarder ce qui marche — et ce qui vous recharge — devienne un réflexe aussi automatique que l’ancien.

Et vous, où va votre énergie ?

Et si vous arrêtiez de forcer là où ça vous épuise, pour bâtir un quotidien aligné avec ce qui vous rend à la fois performant et vivant ?

Repérer vos vraies forces — celles qui vous rechargent — puis construire autour d’elles un quotidien professionnel et personnel qui tient dans la durée : c’est le cœur du travail que je mène avec les athlètes du quotidien (entreprise, fonctionnaire, professions libérales, étudiants, sportifs, artistes…) que j’accompagne.

Si vous évoluez sous haute exigence et sentez que vous dépensez trop d’énergie à réparer ce qui cloche, parlons-en. Prenez rendez-vous — le premier échange sert justement à y voir clair sur vos forces. Gratuit, 15 minutes, à Rennes ou en ligne.

Passez à l'action dès maintenant

Pour bâtir un quotidien aligné, un premier échange de 15 minutes peut tout changer :

  • C'est gratuit et sans engagement.
  • Faites le point sur votre situation.
  • Repérez vos leviers de performance et de vie.
  • En ligne ou à Rennes.

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